ASSOCIATION POUR LE DEVELOPPEMENT INTEGRAL ET DURABLE

Notre Adresse:

Ngozi, Butanyerera

Heure d'ouverture:

Lun-Vend: 8h-17h

Notre E-Mail:

adidbdi2020@gmail.com

Nouvelles

DES FEMMES RURALES FORMÉES AUX PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES DURABLES

DES FEMMES RURALES FORMÉES AUX PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES DURABLES

Du 16 au 18 juin 2025, dans le cadre du Projet de Résilience Climatique pour les Femmes (PRCF), l’Association pour le Développement Intégral et Durable (ADID) a organisé avec succès des sessions de formation pratiques sur trois collines de la province de Ngozi : Gakeceri (commune Ngozi), Gitasi (commune Mwumba) et Rugori (commune Busiga).

Ces formations ont rassemblé plus de 120 femmes rurales, soit environ 40 participantes par site, issues de groupements locaux, y compris des groupements de femmes Batwa des collines Rugori et Gitasi. Soulignons également qu’il y avait la présence des hommes qui se sont joint à ces femmes pour bénéficier de cette apprentissage.

Après des échanges sur les avantages d’utilisations des intrants agroécologiques sur la santé humaine, la restauration de la fertilité et la protection des changements climatiques, les participants ont été formés sur des techniques de production de compostage en tas, d’engrais liquides à base de titonia et des biopesticides à base de neem.

 

COMPOSTAGE ECOLOGIQUE : UN SAVOIR-FAIRE POUR DES SOLS FERTILES

Les participants ont pris connaissances de la matière nécessaire pour un compost de qualité, des conditions optimales à réunir pour un bon processus de décomposition et des avantages du compost entres autres l’amélioration de la structure du sol, protection de la santé humaine et celle de la biodiversité.

Des démonstrations pratiques ont été réalisées sur chaque colline, permettant aux participants de manipuler, observer et comprendre chaque étape du processus.

ENGRAIS LIQUIDES ET BIOPESTICIDES : UNE ALTERNATIVE LOCALE ET DURABLE

Tout comme pour le compost, les formations sur les engrais liquides et les biopesticides à base de neem se sont appuyées sur des démonstrations pratiques. Les ingrédients utilisés – plantes, herbes et extraits locaux – sont tous facilement accessibles dans l’environnement immédiat des participantes.

Les avantages de ces bio-intrants ont été largement partagés : fertilisation naturelle, réduction des coûts de production, absence d'effets toxiques pour les utilisateurs, et préservation de la biodiversité. Des femmes ayant déjà expérimenté ces pratiques sur les collines de Gakeceri et Gitasi ont témoigné de leur efficacité, renforçant ainsi la motivation des nouvelles participantes.


UNE MOBILISATION COMMUNAUTAIRE ÉLARGIE AUTOUR DES FORMATIONS

Les formations initiées par l’ADID ne bénéficient pas uniquement aux membres des groupements ciblés. En effet, à chaque session, des habitants des mêmes collines et celles avoisinantes se joignent spontanément aux activités. Cette participation témoigne d’un intérêt croissant pour les pratiques agroécologiques et d’un désir partagé d’enrichir les connaissances agricoles locales.

Béatrice, du groupement Batwa :

Selon Béatrice, la formation a été non seulement une transmission précieuse de savoirs durables, mais aussi un véritable moteur de changement. Dans ses propres mots, elle confie :

« Je viens de découvrir une nouvelle source d’opportunité. J’ai vu toutes les matières premières nécessaires, et comme elles sont disponibles ici même sur notre colline, je pourrai facilement produire moi-même des biointrants, sans frais. Cela va me permettre de pratiquer l’agriculture plus que jamais auparavant. »

Hakizimana Marie, du groupement Twitezimbere à Gakeceri :« Je connaissais déjà certaines pratiques grâce aux jeunes, mais avec le temps, j'avais tout oublié. Quand j'ai appris que l’ADID allait accompagner d'autres groupements, j’ai tout de suite voulu en faire partie. Ma fille Micheline, relais communautaire à Ngozi, utilisait les biointrants dans ses champs modèles. J’ai vu l’impact sur ses cultures et j’ai commencé à m’y intéresser. Un jour, nos cultures de maïs et de petits pois ont été attaquées par des ravageurs. Ma fille a préparé du biopesticide et nous l’avons appliqué ensemble. Elle avait aussi remplacé les engrais chimiques par du compost écologique et de l’urine. Résultat : ses champs ont mieux produit que ceux traités avec des produits chimiques. C’est ce qui m’a convaincue de rejoindre le groupement et de changer ma façon de cultiver, au moins pour un champ modèle. »

 Plusieurs de ces participants non membres des groupements ou coopératives accompagnés par l’ADID repartent avec des idées concrètes à reproduire dans leurs propres exploitations, contribuant ainsi à une dynamique de diffusion communautaire de ces techniques enseignées.

UNE DYNAMIQUE COMMUNAUTAIRE SOUTENUE ET PORTEUSE D’AVENIR

Les autorités administratives locales ont participé activement à ces sessions et ont encouragé les femmes à mettre en pratique les compétences acquises, soulignant leur rôle crucial dans la transition vers une agriculture écologique et résiliente.


Un responsable administratif de la colline Gakeceri déclare :« 

Il est impératif que les bénéficiaires de cette formation mettent en application les enseignements reçus, car cela pourrait transformer profondément les conditions de vie dans les ménages. Par exemple, en produisant du compost écologique, les familles n’auront plus besoin d’acheter des engrais chimiques, et pourront réaffecter cet argent à d’autres besoins essentiels. De plus, de nombreux habitants de Gakeceri n’avaient pas les moyens d’acheter des pesticides chimiques et laissaient leurs champs attaqués sans traitement. Même ceux qui avaient les moyens devaient se rendre jusqu’à Kayanza pour s’en procurer. Si la population adopte les pratiques apprises, ces déplacements cesseront, les coûts baisseront, et cela contribuera au développement des ménages et de la colline dans son ensemble. »

Les sessions de formations ont été animées par des experts de l’ADID, en collaboration avec des relais communautaires bien formés en amont, assurant ainsi un ancrage local des savoirs et une meilleure appropriation par les bénéficiaires.

À l’issue des formations, plusieurs participantes ont exprimé leur volonté de mettre en œuvre les techniques dans leurs ménages, sensibiliser d'autres femmes de leurs communautés, produire et vendre des biointrants, renforçant ainsi leur autonomie économique.

UN PAS DE PLUS VERS LA RÉSILIENCE DES FEMMES RURALES FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

En promouvant des solutions écologiques, accessibles et génératrices de revenus, le projet PRCF contribue à réduire la dépendance aux intrants chimiques, tout en favorisant la santé des sols, des personnes et des écosystèmes. Même si les défis ne manquent pas -notamment le manque de quelques matières premières comme le neem, l’ADID se veut de plus en plus porteuse de telles initiatives pour un authentique développement communautaire plus durable et plus inclusif.

Ces sessions de formation ont été un véritable moment de transfert de savoirs et d’espoir, où les femmes rurales ont vu s’ouvrir de nouvelles perspectives vers une agriculture résiliente, respectueuse de l’environnement et économiquement viable.

 

Image

About Us

Transland is the world’s driving worldwide coordinations supplier — we uphold industry and exchange the worldwide trade of merchandise through land transport.

Contact Info

Rock St 12, Newyork City, USA
(000) 000-000-0000
info@modinatheme.com
Week Days: 09.00 to 18.00
Sunday: Closed